Normandie : des jeunes chômeurs découvrent un métier avec un casque de réalité virtuelle

 Aux missions locales de Bernay et Pont-Audemer, ils peuvent se mettre dans la peau d’une aide-soignante, d’un frigoriste ou d’un chaudronnier.

 

A la mission locale de Bernay, comme à celle de Pont-Audemer, des jeunes en recherche d’emploi ou en formation disposent d’un nouvel outil : des casques utilisables librement chaque vendredi après-midi pour s’immerger dans l’univers de 60 métiers qui recrutent.

Julien Kamer, 21 ans, est en formation pour devenir vendeur conseiller en magasin. Casque sur le visage, il découvre l’univers de la création et de la vente de bijoux : « A 360 degrés, c’est plus marquant ! La réalité virtuelle, si je l’avais découverte plus tôt dans ce cadre-là, peut-être que ça m’aurait aidé à faire mon choix de métier plus rapidement. »

Les supports papier présentant les métiers en tension sont très peu consultés. C’est le constat fait par l’équipe de la mission, « alors que le numérique, lui, attire beaucoup plus cette génération », explique le directeur des lieux Loïc Penven. Les personnes orientées ont par ailleurs des difficultés à taper à la porte d’une entreprise et sont donc déconnectées des réalités du travail qu’elles ciblent.

 

Il s’agit aussi d’attirer le public dans les missions locales, en baisse de fréquentation depuis une dizaine d’années en raison notamment… de l’usage du numérique ! « Le risque des recherches sur Internet, c’est de s’embarquer par exemple dans des formations payantes à distance, plus ou moins validées », alerte Loïc Penven.

Du virtuel… et des conseils

Au contraire, l’utilisation du casque virtuel n’empêche pas de disposer ensuite de conseils et d’une véritable orientation. Selon Laurianne Aubrée, animatrice de l’espace d’accueil de la mission locale de Bernay, les casques virtuels ont l’intérêt de proposer une première découverte très concrète d’un métier : « Ensuite, les conseillers interviennent pour raccrocher sur quelque chose de bien réel. »

« Les secteurs qui recrutent, comme le bâtiment et surtout l’aide à la personne, sont boudés par les potentiels candidats démotivés par les conditions de travail et la faible rémunération », rappelle la jeune femme. « La réalité virtuelle montre les inconvénients et la pénibilité du travail. Mais aussi toutes ces choses moins connues, comme le fait que le bâtiment est un secteur qui se tourne vers l’écologie, des données auxquelles notre public est sensible. »

Source : Le parisien 

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